Posteado por: alejandrolodi | 5 marzo, 2015

Une nouvelle astrologie

Alejandro Lodi

(marzo 2015)

Conférence prononcée pendant le XXXI Congrès Ibérique d’Astrologie

À Palma de Mallorca, Juin 2014

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Mon intention est de proposer ici un cadre d’introspection et méditation concernant ce qu’on pourrait appeler “une nouvelle Astrologie ». Il ne s’agit pas d’une polémique pour démontrer que l’une est vraie et les autres fausses, il s’agit d’une tentative pour percevoir si l’Astrologie peut nous apporter les outils nous permettant de  comprendre les temps présents et leur donner un sens.

J’espère partager avec vous le sentiment de que nous vivons une période  de profonds changements. C’est moment de l’humanité très particulier. J’aimerais placer ce changement dans un certain processus d’évolution. C’est un temps où les rois abdiquent ainsi que les papes. Un temps d’hyper connectivité. La communauté globale n’est plus un concept, mais une évidence. N’importe qui peut prendre des photos d’un évènement avec son téléphone qu’on pourra regarder en Transylvanie ou n’importe où dans le monde et ce immédiatement. De sorte qu’il y a des sujets qui ne sont plus des concepts mais du vécu. Et cela arrive dans le moment présent.

Nous vivons une période où le sens de nos vies, la direction prise par les processus semblent être en crise. Nous vivons un temps « désenchanté ». D’une certaine manière c’est une bonne nouvelle. Vivre dans l’enchantement ne peut pas être profitable, mais vivre désabusé peut être source d’angoisse  en raison d’un manque de sens. Alors, cela est aussi une mauvaise nouvelle

Je ne souhaite pas être abstract, théorique ou conceptuel, mais fondamentalement mon désir est d’être dans la vie. Je veux un partage d’expérience à partir de nos propres perceptions. Mon but est de traiter le sujet du point de vue psychologique et de l’évolution de la conscience pour parvenir à cet aspect de la crise actuelle. A partir de l’Astrologie il serait aussi possible d’aborder la crise économique ou la politique mais ce n’est pas ici le sujet.

En synchronicité avec l’apparition ou plutôt la découverte des planètes transpersonnelles la conscience humaine est entrée dans un processus d’évolution

Il est possible de dater la genèse de cette crise 200 ans en arrière. Avec la découverte d’Uranus il apparaît un grand événement nouveau : la possibilité d’expérimenter le fait que nous sommes des individus libres. C’est inédit, ou réservé seulement à des grands personnages, monarques, etc. Depuis 200 ans, nous sentir et nous expérimenter comme des individus libres, en dehors des conditionnements familiales, religieux ou appartenances, s’est converti en une expérience beaucoup plus globalisée et universelle. De ce point de vue, jusqu’ici la découverte des planètes transpersonnelles semble apporter des bonnes nouvelles.

La découverte de la suivante transpersonnelle, Neptune, est en synchronicité avec la naissance d’un enfant à Vienne, appelé Sigmond. Avec Neptune, l’âme commence à être associée à l’inconscient psychologique. C’est un grand pas libérateur des atavismes religieux et l’ouverture vers une nouvelle dynamique du processus psychique. La mauvaise nouvelle est qu’avec l’inconscient humain apparaissent les premières blessures narcissiques: nos actions et notre volonté personnelle se révèlent conditionnées par des contenus inconscients qui sont en réalité source de nos désirs. L’idéal d’être un individu libre commence à être remis en question : nous serions tous conditionnés par notre propre inconscient. De même le Moi se débrouille pour se convaincre d’aller » à la conquête de l’inconscient » : avec une bonne thérapie il sera possible de connaître mes motivations profondes de mes désirs et alors il sera possible de contrôler ma volonté.

Avec la découverte de Pluton, vers la moitié du XXème siècle, le sujet de la pulsion fait irruption. Elle a une dimension encore plus frappante. Riche et obscure. Aussi transformatrice que destructrice. Un poète argentin de Buenos Aires, Evaristo Carriego, écrit dans un de ses poèmes : “dans le fond redoutable de ton âme un fauve horrible se promène »  C’est ça la pulsion. Et voici qu’avec la découverte de la pulsion et l’expérimentation de la pulsion, l’acquis de la modernité, le Moi, la sensation d’être des individus autonomes et indépendants commence à être remise en question parce que la pulsion semble s’imposer à la volonté de l’individu. Certainement, comme le Moi ne se plie pas, une forme de vivre Pluton est comme « le pouvoir de la volonté personnelle pour contrôler la pulsion de la vie ». Le XXème siècle, d’une certaine manière est concerné par cela. Et notre crise actuelle, et avec cela je ferme cette introduction, me semble être en rapport avec cette  idée humaine de supposer que le Moi, que l’individu séparé du courant général de la vie, peut contrôler sa volonté personnelle (à court terme c’est possible, à long terme impossible).

Cette introduction, peut-être un peu théorique, ouvre le chemin aux sept points que je souhaite développer concernant cette nouvelle Astrologie.


1) VOYAGE DE LA CONSCIENCE

“Nous sommes un mystère en révélation avant que certitudes définies”

“Nous sommes créativité en réalisation avant que créations réalisée”

 

L’Astrologie offre un regard sur le développement de la conscience. Quel est le sens de cela ? L’Astrologie propose observer le relais avec l’expérience personnelle. Cela veut dire qu’avant d’octroyer le centre aux luminaires, le Soleil et la Lune, en tant que clé de ce que nous sommes, il convient de se focaliser sur les indicateurs transpersonnels.

Il est évident que l’importance des planètes transpersonnelles met en évidence la clé des différentes générations et leurs défis (celle de Pluton en Lion, en Vierge, etc.)

Je vais faire appel à quelques auteurs en particulier Ken Wilber un chercheur du développement de la conscience qui propose une évolution qui va du pré-personnel vers le personnel et de là vers le trans-personnel.Il ne s’agit pas d’un développement volontaire, il ne dépend pas de notre volonté. Il s’agit d’une dynamique propre au développement de la conscience. C’est une force qui nous invite à nous libérer des conditionnements pré-personnels (du point de vie astrologique des conditionnements lunaires, la mémoire, l’appétence, les modèles, etc.), à développer la conscience personnel (conscience de l’individu solaire) et aussi à expérimenter la crise du sentiment d’être des « individus séparés du courant de la vie ». Cette crise invite à sentir que nous participons à un processus qui dépasse notre volonté personnelle. D’une manière plus ésotérique nous pourrions dire que les desseins de la personnalité commencent à être sensibles aux desseins de l’âme.

Concrètement, cela veut dire que dans le travail de la consultation nous sommes témoins du fait que le Moi ne triomphe pas et cela génère de la souffrance. Le Moi s’affronte au destin. En réalité il recherche à ce que l’astrologue lui donne la recette pour échapper au destin et pouvoir triompher. Nous pouvons être cette sorte d’astrologues, mais aussi nous pouvons faire partie de ceux qui permettent au consultant, et au même temps à nous-mêmes, de mettre en question nos objectifs personnels en les mettant en suspens, pour être sensibles à la perception de ce que la vie nous offre, avant que ce soit nous que nous proposons à la vie.

D’une manière générale, ce que la vie se propose avec nous vient avec les faits du destin qui ne confirment pas nos désirs. Cela est un tournant radical en ce qui consiste le sens du destin. En fait, je vous transmets ici ce qui pourrait être ma conclusion final : nous sommes ce qu’il nous arrive. Nous sommes ce que le destin nous présente. Pas celui qui se bagarre avec le destin et fait tout ce qu’il peut pour s’affronter à la volonté du destin.

Tout cela peut sembler ésotérique, mais si nous prenons contact avec notre vie passée nous pourrons expérimenter (peut-être pas pour les plus jeunes, mais certainement le reste de personnes) le fait que certaines déviations du destin nous ont permis de nous approcher à des propos plus riches et créatifs que ceux à l’origine de notre volonté personnelle, en acceptant ce que la vie nous propose et en prenant les bonnes directions conduisant à bon port.

Pour conclure ce premier point on pourrait dire que, dans cette perspective, l’Astrologie nous inviterait à nous reconnaître comme un mystère en révélation, avant qu’une certitude définie dans notre carte natale dont l’astrologue décrit le contenu. La carte natale, le plan natal, avant de nous dire qui nous sommes, nous dit qu’il s’agit d’un plan qui nous accompagne dans le développement de la révélation de ce que nous sommes. Ce n’est pas la carte d’un territoire existant, nous ne sommes pas faits, le territoire devient à mesure qu’on le parcourt. C’est pour cela qu’on parle de mystère en révélation. Ceci est un regard transpersonnel. Du point de vue personnel ceci peut sembler fâcheux, mais c’est tolérable si nous ouvrons la possibilité du mystère transpersonnel de nos vies.

 

2) L’ENERGIE DE L’ETRE EST L’IDENTITE PLUS LE DESTIN

“Nous sommes lien avant qu’individus”

 

E = I + D

 

On dirait la formule d’Einstein !, mais elle appartient à Eugenio Carutti. L’énergie de l’être E, celle qui anime notre vie, est composée de l’image personnelle que nous avons de nous-mêmes. L’identité personnelle, ce à quoi nous croyons fermement, convaincus de ce que nous sommes. Le destin D est représenté par les événements de notre vie (tout ce qui nous arrive, absolument tout, sans rien exclure et les liens de nos vies, même le plus malheureux, même le chauffeur de taxi qui nous conduit à l’hôtel. Ce que nous sommes profondément ce n’est pas l’identité ou le destin, ce n’est pas une chose ou l’autre, nous sommes l’image que nous avons de nous-mêmes et ce qui arrive à cette identité personnelle.

Cela nous conduit à reconnaître, qu’avant d’être des individus « individuels » et isolés, nous sommes liens. Il n’est pas possible d’être isolés. De ce point de vue, pour parvenir à un niveau plus vrai de nous-mêmes, il ne s’agit pas de se retirer à la cime de la montagne pour s’isoler du monde et méditer, tel qu’exprimé par Krisnamurti, mais de faire attention à ce que nous arrive au sein de notre couple, avec nos enfants, notre voisin, parce que la nature profonde de nous-mêmes est en jeu. Nous sommes lien, et pas des individus ou des êtres « séparés ».

 

3) DYNAMIQUE LUMIERE ET OMBRE

“Avant d’être fixes nous sommes dynamiques”

 

Nous allons faire appel à celui qui a effectué des recherches sur le sujet : Jung. Nous allons évoquer le développement de la conscience comme dynamique de l’ombre et lumière. Que signifie « lumière » et que signifie « ombre » ? Il est nécessaire de le redéfinir. Il n’y a rien de nouveau. Il s’agit du principe de polarité des lois hermétiques, Cependant, la polarité doit être vécue comme polarisation, mais quel est le sens ? Quand deux options se présentent, on choisit toujours une au détriment de l’autre. Il est clair qu’entre les deux le choix se portera sur la lumineuse.

Un jugement de valeur est fait à ce moment-là, car par définition “la lumière est bonne”, alors l’ombre doit être « mauvaise. Il se produit alors une perte de contact avec la logique de la dynamique au profit d’une logique de conflit et tension. Le combat entre le pole lumineux et le pole obscur. Cette lutte et cette tension, où la lumière essaye de dominer l’ombre, la vaincre, on peut utiliser un qualificatif plus contondant : l’exterminer, dans une quête de pureté, d’authenticité spirituel, etc., reproduit sous forme de conflit quelque chose qu’en réalité est une dynamique d’oscillation.

Selon Jung, ce qu’on peut vérifier, l’ombre est liée à la lumière ou est produite par elle. A cet ombre correspond une lumière. Il n’est pas possible d’incorporer l’ombre à la lumière pour que l’être devienne de plus en plus lumineux, » une boule de lumière » qui prendra toute la place dans l’univers. Le but est de se connecter à l’ombre, au déni, à ce qui est réprimé, redouté, inconnu de nous-mêmes dans le but de mettre en question la lumière, donc l’image que nous avons de nous-mêmes. Il n’est pas possible de contrôler l’ombre. Pour la dissoudre il faut mettre en question la lumière, ce que nous croyons que nous sommes. L’ombre n’est pas une conquête, c’est un processus de transformation

Ceci correspond à l’expérience du Scorpion, il est la mort du Lion, la mort du choix d’être un sujet individuel, isolé du courant général de la vie. Le Lion n’a rien de mauvais en soi, ce qui est mauvais est que le Lion croit qu’il est la culmination du voyage zodiacal. Le Lion n’est qu’une phase du processus. Dans cette phase il est dit qu’on doit développer une identité particulière, autonome et indépendante. L’identification à cette image sera source d’un moment de douleur et de tension  dans les liens. Ceci évoque le Scorpion, un champ de bataille où on a décidé de contrôler la volonté d’autrui. Voilà comment le Lion traduit le Scorpion, d’une manière certes dénaturée.

En réalité, le Scorpion avant d’être le control il est circulation. C’est la mort et la circulation. Mort de quoi ? Fondamentalement de la fixation à l’état léonin, à la fixation au fait que nous sommes l’image que nous avons de nous-mêmes. Le Scorpion inscrit cette image dans une dynamique beaucoup plus complexe : cette image devra mourir de manière récurrente pour créer une autre image, laquelle générera une autre ombre. Le moteur de tout cela est la douleur. Pendant que l’image que nous avons de nous-mêmes est plaisante et ne crée pas de conflit, nous y restons. Mais quand le conflit de maintenir cette image devient intolérable, le dos au mur, il ne reste qu’accepter la mise en question de notre propre image.

C’est pour cela qu’il s’agit d’une dynamique. Cela implique l’acceptation que nous sommes dynamiques et non fixes. C’est facile à dire et très complexe à vivre. Nous voulons confirmer l’image que nous avons de nous-mêmes. C’est salutaire et tout va bien. Cependant cela implique le fait que nous croyons en cette image, nous croyons que nous sommes seulement cela. Et cette idée a déjà un destin : conflit relationnel, ce qui implique un contact avec l’ombre.

Pour être concret, qu’est-ce l’ombre ? L’ombre est ce que les autres disent de nous, surtout ce dont nous sommes convaincus que c’est injuste. Si on le dit de nous et, même si objectivement c’est vrai, c’est parce que cela émane de la lumière. Sans le savoir nous sommes en train d’irradier cela, et le contact avec l’ombre est antipathique. C’est le Scorpion. Une suggestion, il faut douter de ce qu’intègre l’ombre avec toute joie, il est possible que ces personnes soient au stade Sagittaire en faisant un « bay pass » du Scorpion. Mais restez calmes, le Scorpion n’est pas la culmination du voyage car tout suite après fait son apparition le Sagittaire avec une sensation d’identité en expansion. Il ne s’agit pas d’une lumière étendue mais d’une autre capable de contenir cette information dont l’autre n’était pas porteuse. La nouvelle lumière est capable d’intégrer et contenir l’information dont nous n’étions pas capables auparavant de posséder. Alors, la bonne nouvelles est qu’après le Scorpion arrive le Sagittaire. La mauvaise nouvelle est que le Lion ne peut avoir gain de cause face au Scorpion.

 

4) DEPLOIMENT DANS LE TEMPS

Avant d’être linéaires, nous sommes cycliques

 

Nous regarder et nous expérimenter comme une dynamique dans le temps, pas comme une structure fixe de naissance. Il me semble que l’astrologie du XXI siècle devra être plus attentive aux transites, aux cycles, qu’à chercher à définir et décrire  avec gourmandise la structure de la carte natale, du dessein de la carte natal.

Il faut assumer notre carte natal n’est que une simple carte de transits. Elle est un transit. Ce n’est pas quelque chose de défini, rutilant, très important, que tout a commencé dans un instant semblable à celui que nous sommes en train de vivre à présent. Ce que nous sommes est un transit, il vient de quelque part et se dirige vers une autre part.

En fait, notre thème  natal est un transit du thème de nos parents. Même en étant léonin je vous propose d’expérimenter l’antipathie que nous éprouvons en nous disant que nous sommes simplement un transit. Nous parcourons la vie en construisant de pyramides, en signant des œuvres … et nous sommes seulement un transit !? Avec un regard transpersonnel, cela est une bonne nouvelle. Du point de vue personnel c’est une catastrophe.-

Passons maintenant à la pratique concrète. Lors de la consultation astrologique il convient donc fondamentalement  de comprendre dans quelle étape du cycle le consultant se trouve, avant d’associer son vécu présent » à telle ou telle planète du thème natal », associer des événements avec la rencontre de cette structure d’origine avec un certain moment cyclique. Chaque moment cyclique est un moment de déploiement de ce mystère en révélation que nous sommes. Cela nous amène à la conclusion qu’avant d’être linaires nous sommes cycliques. Nous ne naissons pas dans un point et nous développons vers un autre point, littéralement lapidaire, notre développement est circulaire en spirale.

Nous ne laissons jamais une expérience derrière nous. Dès que nous croyons qu’elle est définitivement derrière nous, elle se représentera dans n’importe quel moment pour nous mettre à preuve. C’est une manière de traiter une addiction. Nous sommes tous des addictes émotionnels. Il est possible de dire que l’attachement est une addiction. Les bouddhistes disent que l’être humain est attachement. Nous avons cette pathologie d’addiction. Dans notre comportement, nous pouvons nous voir reflétés dans ceux qui sont atteints d’addictions. Point numéro un pour un addicte : ne pas croire que son addiction est derrière lui mais qu’il est nécessaire de savoir qu’il s’agit d’une conquête minute par minute. Dans n’importe quel moment se présentera la scène qui mettra à preuve son sang-froid face à l’addiction. Dans une  logique linéaire cela est compliqué, dans la logique circulaire en forme de spirale de l’astrologie cela n’est pas du tout compliqué, c’est naturel, il y aura un nouveau transit sur l’ascendant, un nouveau cycle d’une planète qui démarre, etc. Le constat est donc que nous sommes cycliques avec que linéaires.

 

5) L’ASTROLOGIE COMME UNE ALTERATION DE LA PERCEPTION

“Avant que des idées, nous sommes perception”

 

De ce point de vue, avant qu’une connaissance ajoutée à ce que nous savons déjà, avant de grossir notre identité personnelle et rendre plus sage l’image que nous avons de nous-mêmes, l’Astrologie invite à altérer notre perception. Que veut dire cela ? L’Astrologie nous invite à découvrir que ce que nous  croyions être,  nous ne l’étions pas, et que la réalité était bien autre. Ceci est une altération perceptive. Il ne s’agit ni d’une information ni d’une connaissance. Evidemment, l’Astrologie a des connaissances, de la sagesse, de la philosophie et des idées, mais fondamentalement l’Astrologie est une commotion en la perception de la réalité externe et interne. Altération de la perception, non de la connaissance. Et si on additionne une autre blessure narcissique, altération de la perception, pas d’amélioration personnelle. Nous avons tous commencé l’étude de l’Astrologie dans le but d’être meilleurs, ce qui est une bonne intention qu’il ne faut disqualifier. Mais, dans un certain moment du chemin, nous allons découvrir que l’Astrologie est en train de nous convertir en une autre personne, pas forcément celle qui veut s’améliorer, Dit de cette manière, synthétiquement, cela semble une sanction biblique.

Voilà, nous sommes perception et non des idées. Nous avons des idées, mais si celles-ci sont en conflit avec nos perceptions, elles seront en crise. Il existe une dynamique entre la perception et les idées qu’il convient de comprendre. Les idées organisent une perception, mais la sensibilité perceptive suit un processus et en aucun moment dépassera les bords de nos idées. Donc, est-il souhaitable de maintenir les mêmes idées depuis 40 ou 50 ans. On peut appeler cela cohérence, mais il vaut mieux commencer à être suspicieux sur le sujet, alors, soyons perception avant qu’idées.

 

6) UNE PERCEPTION MULTIDIMENSIONNELLE DE LA REALITE

“Nous sommes résonnance inclusive avec que replis exclusifs”

 

Selon la tradition hermétique, cela serait à la base le “principe de correspondance”. Ciel, vécu psychique et faits concrets sont transpercés par une cohérence. Ce sont différentes dimension de la réalité en correspondance les unes avec les autres. Elles ne sont pas dissociées. Par exemple, la forme de comprendre les lois de la réalité, la manière de vivre de mon père et l’état de ma colonne vertébrale sont liés. Nous disons, c’est le principe symbolique de Saturne. Ce sont différents domaines qu’il vaut la peine de différencier, ce serait pathologique de ne pas le faire,

La magie de l’Astrologie nous invite à percevoir que ce n’est pas le ciel la cause des évènements sur la terre, mais qu’entre l’ordre du ciel et l’ordre de la terre il y a un lien ainsi qu’entre la perception du monde extérieur et le monde intérieur. Et même si le monde extérieur reste immuable, si l’organisation interne se modifie, le monde sera perçu d’une autre manière. Ce monde, avec les mêmes personnes, sera vu d’une autre manière. Qu’a-t-il été modifié ? : L’organisation interne qui modifie la perception du monde externe.

 

7) SYNTHESE AVEC DES NOUVELLES THERAPIES

“Nous sommes transformation avant que confirmation”

 

 La nouvelle Astrologie, ou Astrologie adaptée aux temps actuels de développement de la culture et de la conscience humaine doit inclure et être capable de faire la synthèse avec les nouvelles thérapies. Ce n’est pas une annonce, cela arrive déjà. C’est le cas de constellations familiales dont la pratique est très développée à Buenos Aires. La logique de la méthode thérapeutique de constellations familiales développée par Bert Hellinger invite à voir et percevoir que ce que je suis est absolument inscrit dans le courant de l’héritage de la lignée familiale.

Il convient de mentionner le travail sur le corps, un exemple est la bioénergétique, le développement d’Alexandre Lowen en incluant aussi le corps dans le processus psychique. Mon corps parle et exprime mes complexes émotionnels et psychologiques. Il n’y a pas dissociation entre le corps et l’émotio

Il y aussi d’autres variantes. Les expériences de Stanislav Grof avec des états élargis de la conscience, Castaneda et la revalorisation du chamanisme, la sagesse thérapeutique des peuples originaires d’Amérique, ainsi que le regard de Ken Wilber qui intègre de manière synthétique ce que nous venons d’énoncer.

 

(Traduction de Norma Brugiroux)

Versión en español:

“Ponencia en Mallorca: apuntes sobre una astrología del siglo XXI”

https://alejandrolodi.wordpress.com/2014/07/07/ponencia-en-mallorca-apuntes-sobre-una-astrologia-del-siglo-xxi/

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